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10 raisons d'adorer la piscine municipale

Rédigé par nonymous - - aucun commentaire

piscine abandonnee

Trop chanmé ! Aujourd'hui tu vas à la pistache ! Modère quand même ton enthousiasme, je vais te parler de quelques éléments qui risquent de te gâcher un peu la fête...

1. Tu dois préparer tes affaires

Déjà tu vas commencer à galérer à la maison, en préparant ton petit sac. Première question, cruciale : est-ce que je vais me faire refouler si je mets mon caleçon de bain qui fait de moi un apollon ?

calecon

Ou bien vais-je me faire imposer le port du slip de bain moulant ?

slip

Le bonnet de bain... ha ! le bonnet de bain ! Soit tu prends celui que tu as, soit tu prends le risque d'avoir à en acheter un sur place parce qu'il est obligatoire. Dans tous les cas, le résultat sera le même, tu seras grotesque.

bonnet

2. Tu vas devoir payer l'entrée

Tu ne t'y attends pas, mais payer ton entrée va t'imposer une gymnastique intellectuelle des plus exigeantes. En effet, dans leur volonté de bien faire, les gérants de l'établissement ont cru bon de proposer tout un tas de modes de financement censés s'adapter à tous les cas. Au final, toi, tu dois faire ton choix en quelques secondes, sous la pression du regard impatient de la caissière et des autres clients qui font la queue derrière toi :

  • L'entrée simple : 5 €
  • Le carnet de 5 entrées valide 7 jours sauf le week-end et les jours fériés : 24 €
  • L'abonnement hebdomadaire valide toute la semaine sauf le mercredi et le samedi : 23 €
  • Le pack de 4 entrées + 1 gratuite payable uniquement en chèques emploi service : 23,5 €
  • La formule "ComboTurboPlouf" de 3 entrées + 2 gratuites réservée aux étudiants de moins de 13 ans : 10€
  • La promo sur le pack annuel de 365 entrées à 1460 € au lieu de 1825 € soit une économie de 365 € soit 1 € par jour
  • La carte à tarif dégressif mensuel qui te fait bénéficier de 5% de réduction cumulable chaque mois à condition de venir au moins 4 fois par semaine sauf le jeudi et uniquement dans des créneaux horaires mis à jour chaque semaine : 69 € / mois

3. Tu vas devoir te déshabiller dans la cabine du vestiaire

La cabine du vestiaire, c'est une pièce de 30 centimètres de large sur 1 mètre de long, équipée de portes qui ne ferment pas.

Les parois ne sont pas équipées de patères, au cas où tu souhaiterais pouvoir accrocher ton gros manteau de fourrure plein de clefs et de pièces de monnaie, le temps que tu te déshabilles.

vestiaire

Non, pour poser ton gros manteau d'hiver, ainsi que le reste de tes affaires, tu disposes en tout et pour tout de 2 emplacements :

  • Un "banc", enfin une surface horizontale large d'à peu près 5cm, sur lequel tu vas déjà avoir besoin de t'asseoir pour retirer tes fringues
  • Le sol, trempé, qui ressemble plus ou moins à ça :

sol vestiaire

Au final ça va se passer comme ça : tu vas faire une grosse boule de tes fringues que tu vas poser en équilibre sur le banc. L'ensemble va se répandre par terre dès que tu vas le lâcher pour retenir la porte qu'un autre client va pousser pour entrer dans TA cabine au moment où tu es tout nu.

oups pardon

D'une main (l'autre tenant la porte par précaution), tu vas ensuite les ramasser trempées pour les entasser de nouveau sur le banc.
Enfin, en équilibre sur une jambe, tu vas réussir à enfiler ton maillot et sortir de ce petit coin d'enfer, ta boule de fringues mouillées sous un bras, tes chaussures sous l'autre.

4. Tu vas utiliser un casier

Te voilà face à l'épreuve suivante : le casier de vestiaire. Comme l'établissement est prévu pour accueillir l'équivalent de 3 fois la population du Luxembourg, il a fallu un peu serrer les places. Conséquence : tu vas devoir caser ton manteau de fourrure, ton casque et tes bottes de moto, ta doudoune, ton col roulé, ton sac à dos et ta grosse serviette de bain bien épaisse dans l'équivalent d'une boîte de chaussures.

casiers

Si en plus tu es venu avec ta contrebasse, je ne te cache pas que ça va être coton.

5. Tu vas vouloir fermer à clef ton casier

Pour cela, il va te falloir une pièce de monnaie.

euro

Ici, 2 possibilités :

  • Tu as la pièce de monnaie qu'il faut. Mais elle est au fond de ton porte-monnaie, lui-même au fond de ton sac, lui même au fond du casier, derrière tout le reste, que tu as mis 8 minutes à entasser sans que ça déborde. Pénible, mais contournable. Tu ressors tout (la moitié tombe de nouveau par terre, sur le sol trempé, tu connais le concept...), tu trouves ta pièce, tu fermes et tu décroches la clé, accrochée à son petit bracelet.
  • Tu n'as pas la pièce de monnaie. Et là, c'est le monde merdique.

5.1. Monde merdique de la pièce de monnaie que t'as pas

Dans tous les cas, ton salut se situe à la caisse d'entrée. Or, pour y retourner, il va te falloir traverser le bâtiment pour retourner là-bas...

... en maillot de bain, tes fringues mouillées sous le bras, tes chaussures sous l'autre...

... et te pointer devant tout le monde pour négocier avec la dame... tu la sens bien la loose là ?

5.1.1. Tu n'as pas la pièce mais tu as des sous

Cette situation est la plus favorable : tu n'as qu'à t'infiltrer entre 2 clients pour échanger tes sous contre d'autres, compatibles avec ce satané casier.

5.1.2. Tu n'as ni la pièce, ni les sous

Hé ouais, t'as filé toutes tes économies pour te payer le forfait ComboTurboPlouf, et il ne te reste plus rien. Alors là, compte sur la miséricorde de la dame ou des autres gens parce que sinon, c'est mort, tu peux remballer et rentrer chez toi regarder Derrick ou tout autre programme allemand et pourri.

6. Tu vas devoir t'accrocher le bracelet de la clef

Le bracelet de la clef est très pervers. Il est conçu pour satisfaire un certain nombre d'exigences :

bracelets

  • Arracher les poils
  • Être difficile à attacher tout seul
  • Être difficile à enlever tout seul
  • Favoriser la position de la clef pour qu'elle blesse en permanence le porteur
  • Ne pas porter le numéro du casier, pour des moments de détente assurés

7. Tu vas devoir prendre ta douche

Froide, bien entendu.

douches

Et pas forcément super nickel non plus. Disons que d'autres clients semblent être passés avant toi.

8. Tu vas devoir passer par le pédiluve

peur

AAARGH le PÉDILUVE !

Mais quel sadique de nazi a pu inventer cette horreur ? Qui a pu se dire un jour :

« Les mecs, avant de pénétrer dans la piscine, ce serait trop swag si on était obligés de marcher dans une flaque d'eau glaciale. Ha nan, glaciale et dégueulasse !»
« Ha et pis tant qu'on y est faudra y passer aussi en sortant !»
« Et on appelera ça un pédiluve

pediluve

En sortant du pédiluve, il y a de fortes chances que tu constates que quelque chose de ce genre s'est emmêlé entre tes doigts de pieds :

cheveux

Non mais franchement... le pédiluve...

9. Tu vas devoir combattre des hordes de mémés

La plaie, quand tu vas à la piscine pour nager, c'est les mémés. Ou plutôt les groupes de mémés.

En effet, elles vont s'agglutiner pour former des obstacles de chair que toi, intrépide athlète, tu vas devoir contourner à chaque aller et chaque retour :

memes

Pour mesurer l'évolution de tes performances au 100m crawl, tu peux toujours te gratter...

10. Tu vas devoir te rhabiller

Après toutes ces péripéties, tu décides qu'il est temps de rentrer chez toi.

Tu devras alors :

  • Sortir de l'eau : courants d'air froid sur ta peau mouillée
  • Repasser dans le pédiluve
  • Prendre une nouvelle douche (froide)

10.1 Option : aller faire un petit pipi

Parce que la piscine, enfin l'eau froide, ça donne souvent envie de pipi.

Dans ce cas, tu vas dans un endroit charmant de ce genre :

wc

Tu te délectes alors de la sensation agréable de savoir que le liquide dans lequel baignent tes pieds pendant que tu te tiens debout n'est certainement pas de l'eau. Pour les dames, j'imagine que le plaisir est encore plus intense.

Après ce passage optionnel aux cabinets, il te reste à :

  • T'arracher les poils en retirant ton bracelet
  • Retrouver ton casier
  • Extraire du casier tes affaires compressées (elles vont tomber sur le sol mouillé)
  • Trouver un clapier une cabine libre
  • Te rhabiller dans le demi mètre carré de la cabine
  • Ramasser une dernière fois tes vêtements tombés au moment où le monsieur de tout à l'heure a encore choisi TA cabine pour se rhabiller

oups pardon

Enfin, en sortant, tu devras repasser devant la caissière qui ne manquera pas de te jeter un regard de mépris.


Alors, toujours partant pour une petite séance de pistache ?

Mes applications Android

Rédigé par nonymous - - 2 commentaires

A l'origine, ce billet devait s'appeler "Remplacer CyanogenMod par Paranoid Android sur un Samsung S2". Parce que l'installation de Cyanogenmod s'est révélée être un semi-succès. Ou un semi-échec. 99% de l'OS fonctionnait correctement, mais le 1% qui ne fonctionnait pas m'handicapait à 75%. Ce qui nous amène à un pourcentage de satisfaction d'environ 47,9956% (les détails du calcul ne vous seront pas fournis).

Le 1% qui ne fonctionnait pas était l'appareil photo. J'utilise énormément mon S2 pour filmer, car je trouve la qualité des vidéos tout à fait surprenante. Or, sous CyanogenMod 11 (et finalement toutes les ROM Android alternatives supérieures à 4.1.2 que j'ai testées), la caméra vidéo est très mal gérée et se plante tout le temps. La fonction "pause", que je trouve indispensable ne fonctionne pas. Et apparemment, ça ne passionne personne chez Cyanogendmod. Je me suis résolu à réinstaller la ROM d'origine, en version 4.1.2 (Jelly Bean), la seule capable de faire fonctionner correctement la caméra.

applis android

Les applis

  • MutePhone : permet de programmer les horaires de silence du téléphone. Dispose également d'un mode "grasse matinée" (pour le week-end par exemple)
  • AirDroid : on ne le présente plus, un serveur web qui permet d'accéder à tout le contenu du téléphone
  • Data ON-OFF : un widget permettant simplement de switcher le réseau de données
  • VLC : bien sûr
  • WiFi OnOff : un widget qui active/désactive le wifi en un clic
  • OK Scan : un lecteur de codes barres/QR codes simple et léger
  • ES Explorateur de fichiers : comme son nom l'indique
  • CalDAV Sync Free Beta : connecteur CalDAV permettant d'utiliser l'agenda OwnCloud
  • Leclerc Drive : pour consommer
  • Keepscreen : permet de conserver l'écran allumé pour certains applications que l'on sélectionne. Utile par exemple pour suivre une recette sur la tablette sans mettre ses gros doigts plein de beurre toutes les 30 secondes sur l'écran pour le réactiver.
  • FidMe : pour consommer en étant fiché. Gestionnaire de cartes de fidélités.
  • Mappy GPS Free : GPS très efficace, ne nécessite pas de connexion data une fois les cartes chargées
  • Shazam : reconnaître la musique qui passe... mais qui ne connaît pas Shazam ?!
  • Shaarlier : permet de partager facilement une URL sur un shaarli
  • Opera : mon navigateur préféré sous Android : rapide et ergonomique
  • Swiftkey : clavier amélioré, très bonne prédiction. A quand même une facheuse tendance à générer des notifications dont on n'a que faire.
  • Backup your mobile : un logiciel parmi d'autres pour sauvegarder le contenu. Je ne l'utilise que pour les MMS, SMS et contacts (que je ne synchronise pas chez Google)
  • Amazon App-Shop : le store d'Amazon
  • F-Droid : Catalogue d'applications open source pour Android. L'équivalent de Google Play, en libre
  • Ad-Away : Bloqueur de pubs basé sur le fichier hosts. A installer à partir de F-Droid. Nécessite un accès root.

Je hais le bricolage et il me le rend bien

Rédigé par nonymous - - 1 commentaire

L'autre jour, je me décide à fixer des crochets de fixation à vélos que j'avais acheté 7 ans auparavant. Le truc tout bête : mes crochets sont des bouts de métal en forme de S un peu amputé, muni de 2 trous :

crochet

Je choisis l'emplacement idéal : une partie abritée de ma cour, avec un plafond en parpaings :

emplacement

La mission semble à ma portée : 2 crochets = 4 trous = 4 chevilles + 4 vis. En plus, pour une fois, j'ai un peu le droit à l'erreur, car dans une cour on peut se permettre de défigurer un peu le plafond de parpaings bruts, le préjudice esthétique est tolérable.

Problème 1 : les fournitures

Déjà, quelle cheville utiliser ?
Le parpaing, c'est un matériau creux. Mais c'est pas non plus du placo, c'est friable.
C'est pas non plus du béton, c'est creux. Alors on met quoi ? Des chevilles Molly ?

molly(Une cheville molly)

Bof je le sens pas, et pis je n'en ai pas des assez grandes. Enfin si, mais juste 3 dont une sans la vis de 8m qui va avec.
Des chevilles plastiques comme ça peut-être ?

plastique

Mouais, ça me paraît pas mal, mais je n'ai que des petites.

Il y a aussi des chevilles "tubes" comme ça :

tube

Ha oui ça je pense que ça va le faire, la vis va rentrer dedans et écarter le plastique, ça va bien tenir. En plus il me semble avoir déjà vu ça dans du parpaing. Je vais essayer ça. C'est le moment de faire l'inventaire de ce que j'ai à ma disposition.

Pourquoi, bordel, avec les milliers d'allers-retours que j'ai pu faire auparavant chez tous les magasins de bricolage du coin, je ne suis pas foutu d'avoir 4 chevilles et 4 vis identiques et compatibles ? J'ai une boîte remplie de milliards de vis et de chevilles :

boites

Pourquoi, pourquoi, il n'y en pas 4 qui vont ensemble ?
J'entame donc un petit jeu consistant à trouver 4 couples cheville/vis :
- de taille à peu près égale
- assez grosses pour soutenir des vélos
Voilà ok, après quelques minutes de recherche, j'ai mon super échantillon. Totalement hétérogène niveau couleur et longueur, mais je tolère.

Problème 2 : le perçage

Pour mettre mes chevilles il, va falloir percer, ça va de soi.
Il faut donc choisir :

  • un type de forêt
  • une taille de forêt

Le choix le plus raisonnable me semble le forêt à béton. Le béton et le parpaing c'est un peu des cousins non ? C'est des trucs de maçons ces machins là.

Quelle taille ? Je prends une des chevilles, je la mets dans mon tas de forêts et sélectionne celui qui semble avoir à peu près le même diamètre. C'est parti pour l'activité perforation.

Problème 3 : prendre les mesures

Entre le "on va coller les crochets là" et "il faut un trou de 8mm ici et un autre à 38,3mm dans l'axe nord-est", il y a une marge.

Moi j'ai une technique : je pose mon crochet à peu près là où il doit aller, je l'enlève sans quitter des yeux l'endroit du premier trou et hop, je colle ma perceuse au même endroit. Précision chirurgicale.

Problème 4 : percer correctement

Les forêts à béton me font chier :

beton

Ils ont une tête super large avec laquelle on a toutes les chances de rater notre point de perçage si minutieusement calculé. Et ils glissent.
Malgré tout, je lance donc ma perceuse à l'assaut du parpaing, dans un vacarme à réveiller les morts.
Première réaction de l'engin : rebondir, puis déraper pour rattaquer la surface à 2cm de là, non sans laisser une belle tranchée-souvenir :

percer

Putain de merde.

M'en fout, le trou sera là où la machine l'a décidé. Je force comme une brute pour aider au perçage, l'engin hurle, cogne (mode percussion sur On), le forêt couine, le parpaing s'effrite, la maison vibre, et bahm, d'un coup, la perceuse s'enfonce complètement. J'ai atteint la partie creuse. Ça y est, j'ai mon premier trou, bien dégueulasse comme prévu :

trou

Fébrilement, j'enfonce la première cheville dedans. Bien sûr, le trou est trop petit. Si je cogne encore, la cheville va s'écrabouiller et je n'en ai que 4. On déconne pas. J'enfile donc un forêt plus gros et j’élargis le trou comme un goret.

Évidemment, après cette intervention, le trou est juste un peu trop grand. La cheville rentre sans effort et bouge à l'intérieur de son logement. Bah, une fois la vis dedans, ça va gonfler et tenir. Y'a pas de raison.

Je pose donc mon premier crochet, et j'insère la vis, que je serre avec espoir. La cheville tourne avec la vis, bien entendu, puisque le trou est trop grand. Dans une manœuvre d'une habilité flamboyante, je tiens la cheville à l'aide d'une pince (main gauche), tout en vissant (main droite), et ça finit par rentrer.

Problème 5 : ça tiendra jamais

Raah putain ça tient pas, je tire dessus, y a tout qui vient, fait chier.

carny

Bordel de merde.

Problème 6 : trouver une autre solution

J'ai du choisir les mauvaises chevilles, ça m'apprendra. Reprenons à zéro.

Parmi les milliards de chevilles dont je dispose, j'ai ça :

cellulaire

C'est des chevilles pour béton cellulaire. Ça coûte une blinde et je n'ai jamais réussi à les utiliser nulle part. Je n'ai pas la moindre foutue idée de ce que c'est, du béton cellulaire, seulement mes parpaings, non seulement ils sont en béton, mais en plus ça fait comme des cellules.

C'est donc forcément du béton cellulaire. Nickel, je suis sauvé.

J'en sors une, je tape dessus, mais no way , ça rentre pas. Ça ne rentrera jamais dans rien, ce truc, d'ailleurs. Bien sûr, la cheville est foutue. Je viens donc de bousiller une cheville à quasiment 1€ juste pour essayer. En même temps, toutes les précédentes du paquet ont subi le même sort. C'est vraiment de la merde ces chevilles.

Soudain l'idée de génie : entre les parpaings, il y a des traverses, en béton ultra dur :

traverses

Ça au moins c'est pas du matériau creux à la con. C'est du dur, du sérieux. Là dedans, je vais pouvoir coller mes chevilles à béton et ça va tenir sa race. J'empoigne la perceuse, je chausse mon casque antibruit, mes lunettes de protection (parce que ça va saigner) et je démarre le biniou.

C'est une horreur, le bruit est épouvantable, ça gémit, ça tambourine, ça vibre, la maison vacille. Mais rien à faire, impossible de perforer cette saloperie de béton armé. J'insiste comme un bourrin, je sue, je pleure, je souffre, je râle, je hurle. Rien. A peine 2mm :

carny2mm

Fait chier fait chier fait chier. Je pourrai jamais faire un trou dans ce truc.

C'est maintenant une évidence : je n'ai pas le bon matos. Direction Brico-Dépôt, où un mage du bricolage me conseille sans hésitation (avec son assurance énervante de mec qui s'y connaît) un paquet de 30 bonnes grosses chevilles spécial parpaing accompagnées des vis idoines: 4, 95€ (même pas cher).

vendeur

Retour sur le chantier, je regarde d'un air de défi mon plafond amoché. Je tente d'enfoncer ma belle cheville.

Le trou est trop grand.

Si ce n'est que ça, qu'à cela ne tienne, je vais me te trouer un nouveau trou vite fait bien fait un peu plus loin dans mon parpaing que tu m'en diras des nouvelles.

Hop, je décale de quelques cm (pas de mesures, je les emmerde les mesures), et je relance la trouilloteuse de la mort. Vite fait bien fait, mon nouveau trou est des plus réussis. Une merveille. Dans mon élan, j'en fais un deuxième, là où théoriquement on devrait trouver le deuxième trou du crochet.

trous

Les 2 chevilles s'adaptent parfaitement. Du grand art. Je place le crochet, visse la première. Perfection.

J'amène la deuxième vis.

Merde, c'est pas en face du trou :

schema1

Putain de chier.

Pas grave, j'ai une solution :

schema2

Avec ce subtil système de vis en biais, cela ne va que mieux tenir. Et pis merde je vois pas ce que je peux y faire, je vais pas encore tout décaler pour recommencer.

Alors je visse, je serre comme un bœuf, puis j'observe non sans une certaine fierté mon ouvrage enfin abouti.

Le moment est enfin venu du test final : accrocher mon vélo à son crochet.

Je me hâte, attrape le VTT et enfile sa roue sur le support. Miracle ! Ça ne s'arrache pas.
Hé, on me la fait pas à moi, normalement ça aurait du se casser la gueule tout de suite. Suspicieux, je tire un peu sur le vélo...

...

Le crochet se détache alors lentement, sans forcer, les chevilles glissant délicatement hors de leur trou.

Voilà, cette nouvelle tentative de bricolage se solde une nouvelle fois pour moi par un travail de porc, un gâchis de temps, d'argent et de parpaing. Et mes vélos sont toujours rangés en bordel, occupant un maximum de place à un endroit où j'aurais pu mettre plein d'autres trucs en bordel...