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Installer Cyanogenmod sur une tablette Samsung Galaxy Tab 2 10.1

Rédigé par nonymous - - 6 commentaires

Voici un petit article décrivant l'installation d'un OS alternatif sur une tablette Samsung.

Modèle de la tablette :

J'ai effectué cette installation à parti d'un PC sous Linux Mint 16 Petra (Xfce).

Au bout de 2 ans d'utilisation, ma tablette commençait sérieusement à ramer. A un tel point que lors d'une saisie de texte, les lettres mettaient 1/2 seconde à s'afficher.

2 solutions :

J'ai rapidement opté pour la deuxième solution, car les multiples mises à jour de crapwares Samsung commençaient sérieusement à me gaver.
Et puis, je le confesse, je suis un "OS addict". J'adore découvrir et bricoler les OS. Bon à savoir : je n'utilise cette tablette que comme outil de consultation. Je ne stocke absolument rien dessus, le formatage n'est donc pour moi pas un problème.

Je suis totalement ignare en ce qui concerne Android, et méfiant quant aux installations d'OS sur des matos un peu "fermés" comme les tablettes. J'ai donc évité les multiples tutoriels qu'on trouve sur le net, et je ne me suis servi que du guide officiel, spécifique au modèle GT-P5110, sur le site de CyanogenMod.

Tout ce que vous trouverez dans mon article vient exclusivement de cette source.

Bon, voici la démarche. (Attention, tout ce qui concerne la sauvegarde de vos données n'est pas évoqué ici).

Principe

Pour installer mon nouvel OS sur cette tablette Android, je dois avouer que j'ai un peu galéré.
(A ma décharge, j'ai fait ça tout en donnant à manger à ma choupette de 4 ans et mon bonhomme de 9 mois).
Voici les étapes théoriques de l'installation :

  1. Télécharger les fichiers contenant l'OS et les Google Apps
  2. Remplacer le "Recovery mode" d'usine par un "Recovery mode" alternatif permettant d'installer l'OS proprement dit à partir d'un fichier
  3. Booter sur ce nouveau "Recovery mode"
  4. Depuis ce "Recovery mode", formater le stockage de la tablette puis installer le nouvel OS

Télécharger les fichiers de l'OS et des Google Apps

J'ai utilisé les fichiers suivants :

Important : pensez à bien contrôler le md5 des 2 fichiers. On ne rigole pas, il s'agit d'un système d'exploitation !
Sous Linux Mint, la commande permettant de calculer et afficher le md5 d'un fichier est très simple :

md5sum nomdufichier

Comparez ensuite la réponse de la commande avec la somme de contrôle md5 fournie par le site.

Recopier ces 2 fichiers à la racine du système de fichiers de la tablette. Pour faire ça, je suis passé par Airdroid. En effet, la manipulation proposée sur le site officiel avec la commande adb n'a pas fonctionné :

sudo adb push cm-10.1.3-p5110.zip /
failed to copy 'cm-10.1.3-p5110.zip' to '/cm-10.1.3-p5110.zip': Permission denied

Installer le "Recovery mode" alternatif

Le recovery mode conseillé par CyanogenMod est le suivant : http://download2.clockworkmod.com/recoveries/recovery-clockwork-touch-6.0.2.7-p5110.img

Pour installer ce recovery mode, on a besoin d'un logiciel spécifique, nommé Heimdall. Il s'agit d'un équivalent à Odin sous Windows. A l'aide du gestionnaire de logiciels Linux Mint, Heimdall s'installe très facilement.
Une fois heimdall installé, effectuer la manipulation suivante :

  • Arrêter la tablette
  • Brancher le câble USB côté ordinateur (mais pas côté tablette)
  • Démarrer la tablette en mode "Download". Pour arriver à faire ça, j'ai du m'y reprendre un paquet de fois. Il faut appuyer à la fois sur "Volume up" et "Power" sans jamais lâcher jusqu'à ce que l'interface "Download" de l'appareil s'affiche.
  • A ce stade, il faut appuyer une fois sur "Volume up" pour acquitter les avertissements. La tablette est alors en mode "Download".
  • Brancher le câble côté tablette
  • Dans une fenêtre de terminal, lancer la commande suivante :
sudo heimdall flash --RECOVERY recovery-clockwork-touch-6.0.2.7-p5110.img --no-reboot
  • Une barre bleue de progression (très rapide) doit s'afficher sur la tablette
  • Quand plus rien ne bouge, le nouveau recovery mode est installé

Booter sur le nouveau recovery mode

C'est cette étape que j'ai foiré un bon nombre de fois.
Normalement si vous avez bien suivi, vous êtes encore en "Download mode". Comme à l'étape précédente, appuyez sans jamais relâcher sur "Volume down" et "Power". Tant que le recovery mode ne s'affiche pas, gardez les boutons appuyés. Si vous ratez votre coup, la tablette va booter normalement en écrasant le recovery mode alternatif que vous venez d'installer !

Hé oui.

Pas de panique, dans ce cas, il faut recommencer l'étape "Installer le "Recovery mode" alternatif".

L'écran de ClockWorkMod ressemble à ceci :


(source : http://androtab.info)

Formater la carte

Pour naviguer dans le menu de ClockWorkMod, vous pouvez utiliser l'écran tactile (si vous avez téléchargé la même version que moi). Sinon, les boutons Volume permettent de se déplacer, Power pour valider. Dans le menu, sélectionner wipe data/factory reset. Accepter l'avertissement, cela formate la carte.

Installer Cyanogenmod

La doc officielle indique "install zip from sdcard". Si on tente de faire ça, on s'aperçoit vite que ce n'est pas possible. Ben oui, on vient de formater et réinstaller l'OS d'origine ! Les 2 fichiers .zip qu'on a consciencieusement copiés ont disparu avec le reste !

Pour ma part, j'ai procédé ainsi :

  • reboot system now
  • la tablette redémarre comme neuve, avec l'OS d'usine
  • brancher la tablette au PC et copier de nouveau les fichiers zip à un endroit dont on se rappellera
  • réinstallation du ClockWorkMod
  • reboot sur le ClockWordMod
  • install zip from sdcard : sélectionner le fichier de l'OS (cm-10.1.3-p5110.zip)
  • une fois que c'est terminé, de nouveau install zip from sdcard : sélectionner gapps-jb-20130812-signed.zip (Google Apps)
  • reboot system now

Et là, au redémarrage, victoire ! Le magnifique logo de CyanogenMod :

(en vrai, il est magnifiquement animé)

Sauf que... au bout de 5 minutes qu'il tourne, je commence à m'inquiéter. Je regarde un peu sur le net : effectivement il y a un problème. Je force le reboot : toujours pareil, logo qui tourne, sans fin.

Allez, je mets fin au suspens : j'ai du refaire l'installation 3 fois (sans rien changer) avant que la tablette ne boote correctement. Il y a donc un facteur hasard qui n'est pas tout à fait anodin.

Conclusion

L'installation de CyanogenMod n'est finalement pas si "finger in the noze" que ça. Par contre, une fois que ça tourne, quelle satisfaction ! Je ne reconnais pas ma tablette, elle est super réactive, tout est fluide, ça groove du poney ! A ceux qui s'inquiéteraient d'éventuelles mauvaises surprises de compatibilité avec les applis de Play Store : je n'ai rencontré aucun problème, y compris avec les jeux un peu bancals style "Dr Panda" qui plaisent tant à ma fille. Vraiment, c'est comme avant, mais en mieux :

  • Pas besoin de compte "Samsung"
  • Pas d'applis "Samsung" dans tous les sens
  • Le strict minimum chez Google

Bref, n'hésitez pas, ça vaut la peine !

Je hais le bricolage et il me le rend bien

Rédigé par nonymous - - 1 commentaire

L'autre jour, je me décide à fixer des crochets de fixation à vélos que j'avais acheté 7 ans auparavant. Le truc tout bête : mes crochets sont des bouts de métal en forme de S un peu amputé, muni de 2 trous :

crochet

Je choisis l'emplacement idéal : une partie abritée de ma cour, avec un plafond en parpaings :

emplacement

La mission semble à ma portée : 2 crochets = 4 trous = 4 chevilles + 4 vis. En plus, pour une fois, j'ai un peu le droit à l'erreur, car dans une cour on peut se permettre de défigurer un peu le plafond de parpaings bruts, le préjudice esthétique est tolérable.

Problème 1 : les fournitures

Déjà, quelle cheville utiliser ?
Le parpaing, c'est un matériau creux. Mais c'est pas non plus du placo, c'est friable.
C'est pas non plus du béton, c'est creux. Alors on met quoi ? Des chevilles Molly ?

molly(Une cheville molly)

Bof je le sens pas, et pis je n'en ai pas des assez grandes. Enfin si, mais juste 3 dont une sans la vis de 8m qui va avec.
Des chevilles plastiques comme ça peut-être ?

plastique

Mouais, ça me paraît pas mal, mais je n'ai que des petites.

Il y a aussi des chevilles "tubes" comme ça :

tube

Ha oui ça je pense que ça va le faire, la vis va rentrer dedans et écarter le plastique, ça va bien tenir. En plus il me semble avoir déjà vu ça dans du parpaing. Je vais essayer ça. C'est le moment de faire l'inventaire de ce que j'ai à ma disposition.

Pourquoi, bordel, avec les milliers d'allers-retours que j'ai pu faire auparavant chez tous les magasins de bricolage du coin, je ne suis pas foutu d'avoir 4 chevilles et 4 vis identiques et compatibles ? J'ai une boîte remplie de milliards de vis et de chevilles :

boites

Pourquoi, pourquoi, il n'y en pas 4 qui vont ensemble ?
J'entame donc un petit jeu consistant à trouver 4 couples cheville/vis :
- de taille à peu près égale
- assez grosses pour soutenir des vélos
Voilà ok, après quelques minutes de recherche, j'ai mon super échantillon. Totalement hétérogène niveau couleur et longueur, mais je tolère.

Problème 2 : le perçage

Pour mettre mes chevilles il, va falloir percer, ça va de soi.
Il faut donc choisir :

  • un type de forêt
  • une taille de forêt

Le choix le plus raisonnable me semble le forêt à béton. Le béton et le parpaing c'est un peu des cousins non ? C'est des trucs de maçons ces machins là.

Quelle taille ? Je prends une des chevilles, je la mets dans mon tas de forêts et sélectionne celui qui semble avoir à peu près le même diamètre. C'est parti pour l'activité perforation.

Problème 3 : prendre les mesures

Entre le "on va coller les crochets là" et "il faut un trou de 8mm ici et un autre à 38,3mm dans l'axe nord-est", il y a une marge.

Moi j'ai une technique : je pose mon crochet à peu près là où il doit aller, je l'enlève sans quitter des yeux l'endroit du premier trou et hop, je colle ma perceuse au même endroit. Précision chirurgicale.

Problème 4 : percer correctement

Les forêts à béton me font chier :

beton

Ils ont une tête super large avec laquelle on a toutes les chances de rater notre point de perçage si minutieusement calculé. Et ils glissent.
Malgré tout, je lance donc ma perceuse à l'assaut du parpaing, dans un vacarme à réveiller les morts.
Première réaction de l'engin : rebondir, puis déraper pour rattaquer la surface à 2cm de là, non sans laisser une belle tranchée-souvenir :

percer

Putain de merde.

M'en fout, le trou sera là où la machine l'a décidé. Je force comme une brute pour aider au perçage, l'engin hurle, cogne (mode percussion sur On), le forêt couine, le parpaing s'effrite, la maison vibre, et bahm, d'un coup, la perceuse s'enfonce complètement. J'ai atteint la partie creuse. Ça y est, j'ai mon premier trou, bien dégueulasse comme prévu :

trou

Fébrilement, j'enfonce la première cheville dedans. Bien sûr, le trou est trop petit. Si je cogne encore, la cheville va s'écrabouiller et je n'en ai que 4. On déconne pas. J'enfile donc un forêt plus gros et j’élargis le trou comme un goret.

Évidemment, après cette intervention, le trou est juste un peu trop grand. La cheville rentre sans effort et bouge à l'intérieur de son logement. Bah, une fois la vis dedans, ça va gonfler et tenir. Y'a pas de raison.

Je pose donc mon premier crochet, et j'insère la vis, que je serre avec espoir. La cheville tourne avec la vis, bien entendu, puisque le trou est trop grand. Dans une manœuvre d'une habilité flamboyante, je tiens la cheville à l'aide d'une pince (main gauche), tout en vissant (main droite), et ça finit par rentrer.

Problème 5 : ça tiendra jamais

Raah putain ça tient pas, je tire dessus, y a tout qui vient, fait chier.

carny

Bordel de merde.

Problème 6 : trouver une autre solution

J'ai du choisir les mauvaises chevilles, ça m'apprendra. Reprenons à zéro.

Parmi les milliards de chevilles dont je dispose, j'ai ça :

cellulaire

C'est des chevilles pour béton cellulaire. Ça coûte une blinde et je n'ai jamais réussi à les utiliser nulle part. Je n'ai pas la moindre foutue idée de ce que c'est, du béton cellulaire, seulement mes parpaings, non seulement ils sont en béton, mais en plus ça fait comme des cellules.

C'est donc forcément du béton cellulaire. Nickel, je suis sauvé.

J'en sors une, je tape dessus, mais no way , ça rentre pas. Ça ne rentrera jamais dans rien, ce truc, d'ailleurs. Bien sûr, la cheville est foutue. Je viens donc de bousiller une cheville à quasiment 1€ juste pour essayer. En même temps, toutes les précédentes du paquet ont subi le même sort. C'est vraiment de la merde ces chevilles.

Soudain l'idée de génie : entre les parpaings, il y a des traverses, en béton ultra dur :

traverses

Ça au moins c'est pas du matériau creux à la con. C'est du dur, du sérieux. Là dedans, je vais pouvoir coller mes chevilles à béton et ça va tenir sa race. J'empoigne la perceuse, je chausse mon casque antibruit, mes lunettes de protection (parce que ça va saigner) et je démarre le biniou.

C'est une horreur, le bruit est épouvantable, ça gémit, ça tambourine, ça vibre, la maison vacille. Mais rien à faire, impossible de perforer cette saloperie de béton armé. J'insiste comme un bourrin, je sue, je pleure, je souffre, je râle, je hurle. Rien. A peine 2mm :

carny2mm

Fait chier fait chier fait chier. Je pourrai jamais faire un trou dans ce truc.

C'est maintenant une évidence : je n'ai pas le bon matos. Direction Brico-Dépôt, où un mage du bricolage me conseille sans hésitation (avec son assurance énervante de mec qui s'y connaît) un paquet de 30 bonnes grosses chevilles spécial parpaing accompagnées des vis idoines: 4, 95€ (même pas cher).

vendeur

Retour sur le chantier, je regarde d'un air de défi mon plafond amoché. Je tente d'enfoncer ma belle cheville.

Le trou est trop grand.

Si ce n'est que ça, qu'à cela ne tienne, je vais me te trouer un nouveau trou vite fait bien fait un peu plus loin dans mon parpaing que tu m'en diras des nouvelles.

Hop, je décale de quelques cm (pas de mesures, je les emmerde les mesures), et je relance la trouilloteuse de la mort. Vite fait bien fait, mon nouveau trou est des plus réussis. Une merveille. Dans mon élan, j'en fais un deuxième, là où théoriquement on devrait trouver le deuxième trou du crochet.

trous

Les 2 chevilles s'adaptent parfaitement. Du grand art. Je place le crochet, visse la première. Perfection.

J'amène la deuxième vis.

Merde, c'est pas en face du trou :

schema1

Putain de chier.

Pas grave, j'ai une solution :

schema2

Avec ce subtil système de vis en biais, cela ne va que mieux tenir. Et pis merde je vois pas ce que je peux y faire, je vais pas encore tout décaler pour recommencer.

Alors je visse, je serre comme un bœuf, puis j'observe non sans une certaine fierté mon ouvrage enfin abouti.

Le moment est enfin venu du test final : accrocher mon vélo à son crochet.

Je me hâte, attrape le VTT et enfile sa roue sur le support. Miracle ! Ça ne s'arrache pas.
Hé, on me la fait pas à moi, normalement ça aurait du se casser la gueule tout de suite. Suspicieux, je tire un peu sur le vélo...

...

Le crochet se détache alors lentement, sans forcer, les chevilles glissant délicatement hors de leur trou.

Voilà, cette nouvelle tentative de bricolage se solde une nouvelle fois pour moi par un travail de porc, un gâchis de temps, d'argent et de parpaing. Et mes vélos sont toujours rangés en bordel, occupant un maximum de place à un endroit où j'aurais pu mettre plein d'autres trucs en bordel...

La revanche de Jonathan Coeur

Rédigé par nonymous - - aucun commentaire

Voici un texte que j'ai pondu il y a de ça quelques années, et qui occupe stérilement un certain nombre d'octets sur mon disque dur :

La revanche de Jonathan Coeur

C'est globalement nimp.

Mais en le relisant, j'ai honteusement rigolé à mes propres conneries.

Alors j'ai décidé de le publier.

Si ça en fait sourire quelques uns, ça sera déjà une grande satisfaction.